Après les attentas qui ont endeuillé le marathon de Boston, lundi 15 avril, Joël Lainé, directeur du marathon de Paris, revient sur le drame dans les colonnes L'Equipe du 16 avril. Extraits.
"Ça va créer un climat de suspicion terrible
à quelques jours du marathon de Londres.
Malheureusement, on ne peut rien faire face à de tels
actes. Quand vous avez 40.000 personnes sur les
Champs-Elysées dans les sas de départ, si quelqu’un
vient pour balancer une bombe, que voulez-vous
faire ? En 1991, j’avais annulé le marathon de Paris
compte tenu du contexte de la guerre du Golfe et
c’était bien moins tendu que maintenant... On ne
peut pas mettre un policier derrière chaque spectateur, c’est la faiblesse de nos démocraties.
"Au marathon
de Paris (il y a neuf jours), on a mis en place un
gros dispositif de sécurité pour protéger les coureurs :
des services de secours, des services médicaux pour
mettre toutes les chances de notre côté en cas de
défaillance d’un coureur. Mais là, au-delà du plan
Vigipirate... Si cet attentat avait eu lieu avant notre
marathon, la préfecture de Paris nous aurait peut- être
interdit la tenue de la course ou pris des dispositions
pour en assurer la sécurité au maximum. Mais
nous, organisateurs, ça n’est pas notre métier. Nous
sommes totalement désarmés et j’ai peur que les
pouvoirs publics le soient aussi."
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