mardi 16 avril 2013

Face au risque d'attentats, les organisateurs de marathons "totalement désarmés"

Après les attentas qui ont endeuillé le marathon de Boston, lundi 15 avril, Joël Lainé, directeur du marathon de Paris, revient sur le drame dans les colonnes L'Equipe du 16 avril. Extraits.
"Ça va créer un climat de suspicion terrible à quelques jours du marathon de Londres. Malheureusement, on ne peut rien faire face à de tels actes. Quand vous avez 40.000 personnes sur les Champs-Elysées dans les sas de départ, si quelqu’un vient pour balancer une bombe, que voulez-vous faire ? En 1991, j’avais annulé le marathon de Paris compte tenu du contexte de la guerre du Golfe et c’était bien moins tendu que maintenant... On ne peut pas mettre un policier derrière chaque spectateur, c’est la faiblesse de nos démocraties.
"Au marathon de Paris (il y a neuf jours), on a mis en place un gros dispositif de sécurité pour protéger les coureurs : des services de secours, des services médicaux pour mettre toutes les chances de notre côté en cas de défaillance d’un coureur. Mais là, au-delà du plan Vigipirate... Si cet attentat avait eu lieu avant notre marathon, la préfecture de Paris nous aurait peut- être interdit la tenue de la course ou pris des dispositions pour en assurer la sécurité au maximum. Mais nous, organisateurs, ça n’est pas notre métier. Nous sommes totalement désarmés et j’ai peur que les pouvoirs publics le soient aussi."

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Journaliste spécialisé dans l'actualité sportive, j'ai collaboré, entre autres, à So Foot, Libération, Radio France Internationale. Aujourd'hui, je suis particulièrement les politiques sportives au plan national et dans les collectivités locales pour Localtis.