Depuis le départ de
l’ancien président Gervais Martel (qui
possède 0,93% du capital), en juillet
2012, le Crédit agricole Nord de France, actionnaire ultramajoritaire
(au moins 95%) du RC Lens, injecte chaque mois
800.000 euros dans le club. Au moins,
les salaires sont payés. Fin juin, hors
vente de joueurs, le RC Lens, qui mène
un train de vie de L 1, avec 25 millions de
dépenses annuelles, accusera
encore un déficit de 14 M . Pour la
banque, qui a déjà perdu plusieurs
dizaines de millions d’euros, c’en est
trop.
Mandaté pour procéder à une cure
d’amaigrissement, avec des méthodes
réputées implacables, Gérard Lévêque, le directeur général, chasse les surcoûts.
Et prépare, si aucun repreneur
ne dépose une offre d’ici au 15 mai,
jour du dépôt du budget prévisionnel à
la DNCG, l’opération "zéro cash",
soit l’équilibre dépenses-recettes à
l’horizon 2013-2014.
Cette saison, pour économiser, selon
le club, entre 300 et 500.000 , plusieurs
tribunes ont été fermées et une
trentaine de salariés du club licenciés.
A la Gaillette, tout le monde est
regroupé au premier étage, à deux personnes
au minimum par bureau, et le
rez-de-chaussée pourrait être loué. A
l’automne dernier, faute de personnel,
pendant deux mois le directeur sportif,
Antoine Sibierski, a dû entraîner
l’équipe réserve, et il s’appuie aujourd’hui sur
d’anciens joueurs bénévoles qui donnent
des coups de main. Pendant ce temps, l’effectif pro
emprunte le TGV, voire l’autocar.
Martel, qui assiste souvent aux
entraînements et reste proche des
joueurs, bataille depuis plus d’un an
pour réunir les fonds. Il dispose de
trente jours pour déposer une offre
équivalente à celle d’un autre groupe
et reprendre la main. Reste la logique économique à court
terme. Si le Crédit agricole devait prolonger
son aventure artésienne en juillet,
la masse salariale de l’effectif pro
(6,3 millions ) serait réduite de moitié.
Deux équipes de jeunes seraient supprimées,
une partie des terrains de la
Gaillette revendue.
(Source : L'Equipe)
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