Les clubs de Moscou évoluant en Championnat de Russie sont privés de
stade en raison des travaux de modernisation nécessaires pour organiser
le Mondial-2018, une situation inédite qui fait fuser les critiques.
Le stade Loujniki, la plus grande enceinte de Russie qui a
accueilli les jeux Olympiques en 1980, a été fermé après les
Mondiaux-2013 d'athlétisme en août pour être complètement rénové d'ici à
2017, un an avant le match d'ouverture et la finale du Mondial-2018.
En
conséquence, le CSKA Moscou, champion en titre, et le Spartak Moscou,
club légendaire de l'époque soviétique, qui jouaient en alternance à
Loujniki, doivent chercher d'autres terrains et sont confrontés à des
difficultés accentuées par la météo qui a rendu certaines enceintes
impraticables.
"C'est la première fois dans l'histoire du football
en Russie que se produit une telle situation, où aucun stade n'est
disponible à Moscou et dans la proche région pour accueillir un match de 1re division", a critiqué le directeur
général du Spartak, Roman Askhabadze, cité par l'agence Interfax.
Le
Spartak, qui espère jouer d'ici un ou deux ans dans son nouveau stade
en construction dans le nord-ouest de Moscou, ne sait pas encore où il
va affronter dimanche le Terek Grozny lors de la 12e journée.
Compte tenu de cette "situation sans précédent", Askhabadze a demandé à "tous les supporteurs de faire preuve de compréhension".
Le
CSKA a lui été obligé d'aller à Saint-Pétersbourg (à 700 km au nord de
Moscou) mercredi pour disputer -- sur le terrain de son grand rival, le
Zenit -- son match de Ligue des champions contre les Tchèques de
Viktoria Plzen (3-2).
Le Zenit Saint-Pétersbourg, actuel leader du championnat qui joue sur
un stade construit en 1924, attend aussi un nouveau stade en cours
d'aménagement, qui accueillera une demi-finale du Mondial-2018.
L'enceinte
du Zénit, propriété du géant gazier Gazprom est en construction depuis
six ans. Une société chargée des travaux est visée par une enquête pour
escroquerie.
Depuis la fermeture de Loujniki, l'équipe de Russie joue elle aussi à l'extérieur de la capitale.
Les pluies abondantes en septembre dans la région de Moscou ont compliqué la situation des clubs phares de la capitale comme le Spartak (3e) et le CSKA (4e).
Le
Spartak, qui depuis la fermeture de Loujniki dispute ses matches à
domicile sur le terrain du Lokomotiv Moscou, devait initialement y
rencontrer Terek dimanche. Mais le Lokomotiv a dit "niet" en raison du
mauvais état de la pelouse.
Prêt à jouer sur le terrain
d'entraînement du Lokomotiv, d'une capacité de 8.700 places, le Spartak
s'est vu refuser cette option par la police qui a invoqué des raisons de
sécurité.
En conséquence, il est contraint d'aller jouer à Ekaterinbourg dans l'Oural, à 1.700 km à l'est de Moscou.
Le
CSKA lui ne sait pas encore où il disputera le derby contre le Dynamo
Moscou dimanche (12e journée). Un responsable de la Ligue russe de
football a promis une réponse d'ici à jeudi soir.
Depuis la
fermeture de Loujniki, le CSKA dispute ses matches à domicile à Khimki,
dans la banlieue nord-ouest de Moscou, mais il a été contraint de
renoncer aux dernières rencontres en raison de l'état déplorable du
terrain.
"Comme toujours en Russie, on agit d'abord et on réfléchit après", a déploré le directeur général du CSKA, Roman Babaev.
(AFP)
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