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lundi 17 mars 2014

La MLS voit plus grand

La Ligue nord-américaine de football, qui vient d’entamer sa 19e saison, mise sur l’augmentation du nombre d ‘équipes et la venue de stars étrangères pour solidifier son Championnat.
LE SOCCER a le vent en poupe sur le continent nord-américain. Pas trop tôt diront les amateurs de ballon rond, qui ont connu les hauts et surtout les bas du Championnat, depuis son lancement, en 1996, deux ans après l’organisation de la Coupe du monde aux États-Unis. «La Major League Soccer (MLS) a bien failli disparaître à cause de sa folie des grandeurs, à l’image de ses premiers matches dans des mégastades vides de football américain. En 2003, il y a eu une prise de conscience des dirigeants, des sponsors et des propriétaires d’équipe qui ont opté pour une expansion mesurée. Ils ont choisi de renforcer la marque MLS afin de mieux la vendre», explique Frank Pons, professeur de marketing à l’université de Laval (Canada). La première décision, salutaire, a donc été de jouer dans des stades, ou d’en construire de nouveaux, plus adaptés au foot, c’est-à-dire plus petits. Désormais, le règlement de la MLS précise que les enceintes de soccer doivent avoir une capacité de 18.000 à 27.000 places. Une règle respectée, à l’exception notable du Century Link Field (67.000 places) des Seattle Sounders, qui affiche une moyenne de 44.000 spectateurs pour un match de MLS. La viabilité financière des franchisés, qui achètent le droit d’exploiter une équipe comme le ferait un gérant de McDonald’s, est aussi exigée par les dirigeants de la Ligue. Les nouveaux entrants doivent enfin justifier d’un vrai « potentiel de marché» au niveau local car la billetterie et le merchandising représentent les principales recettes des équipes.
Autant de critères remplis par les deux nouvelles franchises qui rejoindront la Ligue la saison prochaine: Orlando SC a payé près de 48 M€ sa franchise tandis que New York City FC, détenu par les propriétaires de Manchester City et ceux des NewYork Yankees (baseball), a fait un chèque de 71,6 M€. L’objectif est de compter 24 franchises d’ici à 2022, contre 10 au départ (19 aujourd’hui). «Dans sa politique de développement, la MLS a bien compris l’importance des rivalités avec deux clubs dans une ville (il y a déjà les New York Red Bulls à New York). Elle mise sur les derbys, comme en Angleterre», poursuit Frank Pons. Quant à l’arrivée très médiatisée de l’ancien Parisien David Beckham à Miami, prévue pour 2017, elle s’inscrit elle aussi dans une politique d’expansion du soccer dans une ville où l’ancien club (Miami Fusion) n’a vécu que quatre ans, de 1998 à 2001. «Nous apprécions ce que David a fait en tant que joueur, ambassadeur et icône pour aider la MLS à grandir», ne cesse de répéter Don Garber, patron de la Ligue qui a fait un – petit – prix de 18 M€ à la star, commele prévoyait son contrat de joueur. Premier joueur désigné à rejoindre la MLS en 2007, le Spice Boy a largement contribué à la médiatisation du Championnat. Car peu importe si les stars étrangères sont payées dix fois plus que leurs coéquipiers, à l’instar du Français Thierry Henry, joueur le mieux rémunéré (New York Red Bulls, 4,3 M€ annuels). Autant que leur qualité de jeu, c’est leur notoriété qui vaut de l’or car elle attire les fans. Les spectateurs sont d’ailleurs de plus en plus nombreux dans les stades avec une moyenne de 19.000 entrées, soit plus que la NBA et la NHL, souligne-t-on du côté de la MLS. Voilà un argument de poids pour la Ligue, qui a lancé un nouvel appel d’offres pour ses droits télé nationaux. Le contrat actuel, qui date de 2006, rapporte 19,3 M€ annuels à la MLS pour la diffusion de l’ensemble des matches sur NBC Sports (7,2 M€), ESPN (5,7 M€) et Univison (6,4 M€). L’objectif affiché par Garber de doubler cette somme pourrait être dépassé car les chaînes ESPN et Fox seraient prêtes à se partager les rencontres moyennant 50 M€. « La MLS est en train de mordre les talons de certaines Ligues majeures (NHL, Ligue de hockey sur glace), conclut Frank Pons. Elle devient une partie importante du paysage sportif américain.»

(L'Equipe)

1 commentaire:

  1. Juste pour info, on parle de l'Université Laval, et non pas de l'Universite "de Laval", cette Université étant basée à Québec.

    Enfin, je ne suis pas sûr que ce soit la NHL qui ait le plus à craindre, car dans les zones où il y a compétition, cad des marchés plus petits (à NY ou LA, il y a la place pour 55 équipes professionnelles) comme le Minnesota ou MOntréal, le hockey est bien trop implanté pour subir le moindre risque.

    Par contre des ligues mineures comme la CFL risquent gros avec al montée de la MLS

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