La cour d'appel de Paris a confirmé mardi le maintien de l'appel
d'offres anticipé sur les droits de diffusion audiovisuels pour la Ligue
1 et la Ligue 2 de football, qui porte sur la période 2016-2020 et
était contesté par Canal+.
Ces droits se chiffrent en centaines de
millions d'euros, sur fond de concurrence acharnée entre Canal+ et la
chaîne qatarie BeIn Sports.
Les deux chaînes doivent remettre ce
mercredi leur offre qualitative pour les différents lots des droits de
L1 et L2. La remise des offres financières se fera ce vendredi, avec
attribution des droits le jour même.
Dans un arrêt rendu mardi,
la cour d'appel de Paris a confirmé la décision rendue vendredi dernier,
dans laquelle le tribunal de grande instance de Paris jugeait qu'il n'y
avait "pas lieu à référé".
Dans son arrêt, consulté par l'AFP, la
cour d'appel de Paris estime que c'est "avec pertinence que le premier
juge a retenu que le choix du calendrier relevait de la liberté du
commerce".
La Cour souligne que "les candidats se trouvent en
position d'égalité dans la présente procédure d'appel d'offres" et que
le "dommage imminent invoqué" par Canal + "n'est pas caractérisé".
Le président de la Ligue de football professionnel (LFP) Frédéric Thiriez avait créé
la surprise le 6 mars en annonçant le lancement anticipé et immédiat de
ces enchères.
Canal+ a aussi lancé une procédure à Nanterre et
elle réclame à BeIN près de 300 millions d'euros pour concurrence
déloyale. Selon la chaîne cryptée, l'abonnement de BeIN à 11 euros est
"prédateur" car la chaîne qatarie serait structurellement déficitaire et
ne survivrait que grâce à l'Etat du Qatar.
(AFP)
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