Une candidature de la France aux jeux Olympiques d'été 2024 ne
nécessiterait pas de gros investissements car les infrastructures
sportives existent déjà, a estimé vendredi le secrétaire d'Etat aux
Sports, Thierry Braillard, qui rejoint "l'objectif" fixé jeudi par
François Hollande.
"On a la chance d'avoir des infrastructures
aujourd'hui qui font que, si nous décidions d'une candidature, il n'y
aurait pas tellement d'investissements à avoir en ce qui concerne les
infrastructures car elles sont déjà existantes", a-t-il affirmé, en
visite à un salon consacré aux sports à Bordeaux puis au CREPS de
Talence voisin.
"Ce n'est pas le cas de certains pays et de certaines villes qui voudraient être candidates", a poursuivi le secrétaire d'Etat.
M.
Braillard a pris les exemples de Sotchi (Russie) et de Londres qui ont
organisé les deux dernières olympiades. L'expérience de "Sotchi pose des
problèmes aujourd'hui, car pour les jeux Olympiques d'hiver, beaucoup
de villes ont retiré leurs candidatures car cela (le coût d'organisation) les a effrayé".
"En
ce qui concerne Londres, qu'il faut prendre en modèle, il y avait du
provisoire, donc du non coûteux. Le seul investissement serait sur le
village olympique, qui pourrait devenir des logements sociaux ou des
logements pour les étudiants, ainsi que sur les infrastructures de
transports, et là, ça va dans le sens de la transition écologique",
a-t-il conclu.
La France n'a plus accueilli les JO d'été depuis
1924. Candidate pour l'édition de 2012, Paris s'était inclinée au
dernier tour au profit de Londres.
La dernière fois que les Jeux ont été organisés sur le sol français, il s'agissait des JO d'hiver d'Albertville en 1992.
(AFP)
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