Après une décennie d’infinies frustrations et neuf finales de Championnat ou de Coupe de France perdues, Tourcoing est à deux doigts de chuter en Ligue B. Dernier de l’élite à six points du premier non-relégable à cinq journées du terme. Le résultat d’une déconfiture autant sportive que financière.
Le déclin avait commencé dès la saison 2009-2010, exercice bouclé sur une septième place et un déficit de 240.000 euros qui avait valu aux Tourquennois deux points de pénalité en cours de saison suivante. Avec en bonus une condamnation par le tribunal des prud’hommes à verser 25.000 euros d’indemnité au Brésilien Gilson. "On paye cette année notre redressement financier, observe Vincent Royer, arrivé à la présidence en novembre 2011 après la démission de Thierry Fortané. On devait réagir, reconstituer nos finances pour éviter la spirale qui a entraîné d’autres clubs dans des abîmes dont ils ne sortiront jamais."
Afin d’éviter le même sort que Poitiers, autre grosse écurie mise en liquidation en juin dernier, le dirigeant a encore amaigri la masse salariale, passée cette saison à 950.000 euros (pour un budget de 1,4 million), contre 1,12 million l’année dernière et 1,5 million en 2009-2010. "On a retrouvé aujourd’hui une situation économique pérenne, y compris en trésorerie, assure Royer. Ce serait d’autant plus rageant de se retrouver en Ligue B." Mais pas tout à fait un hasard non plus : muni d’une enveloppe réduite, le TLM s’est planté dans son recrutement avec l’attaquant américain Matt Dusharme. Et l’excellent boulot de son remplaçant, le Monténégrin Mladen Majdak, a surtout mis en lumière les autres failles de l’équipe coachée par le Brésilien Paulinho.
(Source : L'Equipe)
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