vendredi 4 octobre 2013

Et si le Mondial 2022 remettait à plat le calendrier du foot international ?

«Ça paraît loin, 2022, mais le temps passe vite. » On aurait pu croire Michel Seydoux, président de Lille depuis bientôt douze ans et à la recherche d’un repreneur, peu concerné par la Coupe du monde au Qatar. Il se dit prêt à intégrer un groupe de travail au sein du football français. « Mais on me trouve trop révolutionnaire », s’amuse-t-il.
En tant que membre du conseil d’administration de la Ligue, il a déjà assisté à des réunions sur l’hypothèse d’un Mondial en hiver. Il approuve le timing : « C’est bien d’y réfléchir maintenant, en 2013. » Pour le président lillois, il faut profiter du Mondial qatarien pour provoquer l’avènement d’un nouveau calendrier européen plus harmonieux. D’après lui, la fin de saison du championnat de Ligue 1 pourrait intervenir fin novembre, et une nouvelle compétition débuterait en février. Exit donc la coupure estivale.
Cependant, Seydoux réfute l’hypothèse d’un « one shot » : « Soyons clairs, s’il s’agit de modifier le calendrier international uniquement pour 2022, ça ne sert à rien. On jouera alors le Mondial en été et les footballeurs sueront beaucoup plus que d’habitude. Mais, si une organisation de l’événement en hiver permet d’entamer une réflexion générale sur une évolution et une harmonisation des calendriers, je trouve que c’est une bonne idée. »
En cas de Mondial à l’hiver 2021, de nouvelles contraintes pourraient naître, notamment avec l’organisation la même année de la Coupe d’Afrique des nations. A l’heure actuelle, les clubs sont tenus de libérer leurs internationaux pour une seule compétition internationale dans la saison. « Je ne m’imagine pas demander à Salomon Kalou (NDLR : international ivoirien), par exemple, même s’il a peu de chances d’aller au Qatar en 2022, de choisir entre le Mondial et la CAN », conclut Michel Seydoux.

(Le Parisien)

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Journaliste spécialisé dans l'actualité sportive, j'ai collaboré, entre autres, à So Foot, Libération, Radio France Internationale. Aujourd'hui, je suis particulièrement les politiques sportives au plan national et dans les collectivités locales pour Localtis.