«Ça paraît
loin, 2022,
mais le
temps passe
vite. » On aurait pu
croire Michel Seydoux,
président de Lille depuis
bientôt douze ans et à la
recherche d’un
repreneur, peu concerné
par la Coupe du monde
au Qatar. Il se dit prêt à intégrer un
groupe de travail au sein du football
français. « Mais on me trouve trop
révolutionnaire », s’amuse-t-il.
En
tant que membre du conseil
d’administration de la Ligue, il a déjà
assisté à des réunions sur l’hypothèse
d’un Mondial en hiver. Il approuve le
timing : « C’est bien d’y réfléchir
maintenant, en 2013. »
Pour le président lillois, il faut profiter
du Mondial qatarien pour provoquer
l’avènement d’un nouveau calendrier
européen plus harmonieux. D’après
lui, la fin de saison du championnat
de Ligue 1 pourrait intervenir fin
novembre, et une nouvelle
compétition débuterait en février. Exit
donc la coupure estivale.
Cependant,
Seydoux réfute
l’hypothèse d’un « one
shot » : « Soyons clairs,
s’il s’agit de modifier le
calendrier international
uniquement pour 2022, ça
ne sert à rien. On jouera
alors le Mondial en été et
les footballeurs sueront
beaucoup plus que
d’habitude. Mais, si une
organisation de
l’événement en hiver
permet d’entamer une réflexion
générale sur une évolution et une
harmonisation des calendriers, je
trouve que c’est une bonne idée. »
En cas de Mondial à l’hiver 2021, de nouvelles contraintes
pourraient naître, notamment avec
l’organisation la même année de la
Coupe d’Afrique des nations. A l’heure
actuelle, les clubs sont tenus de
libérer leurs internationaux pour une
seule compétition internationale dans
la saison. « Je ne m’imagine pas
demander à Salomon Kalou (NDLR :
international ivoirien), par exemple,
même s’il a peu de chances d’aller au
Qatar en 2022, de choisir entre le
Mondial et la CAN », conclut Michel
Seydoux.
(Le Parisien)
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