mercredi 22 janvier 2014

Délocalisation : le Losc a-t-il peur de la popularité de Lens ?

Le RC Lens, qui revisite complètement son organisation interne, doit aussi anticiper sa délocalisation lors de la saison 2014- 2015 et préparer son éventuel retour dans l’élite.
[...] « On a interrogé tous ceux qui peuvent nous recevoir (Lille, Valenciennes, Calais, Amiens), poursuit GervaisMartel. PourV A, je dois rencontrer Jean-Raymond Legrand (le résident). On aa ussi été contactés par le Stade de France. Pourquoi pas, lors des grands matches, si nous remontons en L 1 ? Pour Lille, j’ai une tendance négative de la part de Michel Seydoux (le président du LOSC). À un moment, certains ont été contents de nous trouver (Lille a disputé deux phases de groupes de Ligue des champions au Stade Bollaert, en 2001-2002 et 2006-2007). Mais, quand on tombe aux oubliettes, on a un peu moins de poids. »
La Région et la Ville de Lille ne s’opposent pas à l’arrivée du RC Lens au stade Pierre-Mauroy mais le LOSC campe sur son refus, sur la base de l’article 19.1 de la convention d’occupation qui le lie à la communauté urbaine de Lille Métropole. Dans ce texte, cette dernière «s’engage à ce qu’aucune autre équipe que Lille, club résident, ne soit autorisée à organiser ses rencontres au stade Pierre- Mauroy, sauf accord du LOSC».
Si Lens ne joue pas à Lille, les contribuables nordistes, qui vont rembourser le Grand Stade, autour de 10M€ par an pendant trente et un ans, seront déçus. Car le club artésien fait encore recette. « Nous sommes à 28 400 spectateurs de moyenne cette saison, s’enthousiasme Martel. C’est exceptionnel en L 2. On a rouvert une tribune (Trannin) où 9 000 places sont accessibles à de petits prix (5 à 8€ par match). On va faire le double de chiffre d’affaires en sponsoring par rapport à la saison précédente (9 M€ brut contre 4). Il y a un réel engouement populaire autour de nous.» [...]

(L'Equipe)

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Journaliste spécialisé dans l'actualité sportive, j'ai collaboré, entre autres, à So Foot, Libération, Radio France Internationale. Aujourd'hui, je suis particulièrement les politiques sportives au plan national et dans les collectivités locales pour Localtis.