Le RC Lens, qui revisite
complètement son organisation
interne, doit aussi anticiper sa délocalisation
lors de la saison 2014-
2015 et préparer son éventuel retour
dans l’élite.
[...] « On a interrogé tous ceux qui
peuvent nous recevoir (Lille, Valenciennes,
Calais, Amiens), poursuit GervaisMartel.
PourV A, je dois
rencontrer Jean-Raymond Legrand
(le résident). On aa ussi été
contactés par le Stade de France.
Pourquoi pas, lors des grands matches,
si nous remontons en L 1 ?
Pour Lille, j’ai une tendance négative
de la part de Michel Seydoux
(le président du LOSC). À un moment,
certains ont été contents de
nous trouver (Lille a disputé deux
phases de groupes de Ligue des
champions au Stade Bollaert, en
2001-2002 et 2006-2007). Mais,
quand on tombe aux oubliettes,
on a un peu moins de poids. »
La Région et la Ville de Lille ne
s’opposent pas à l’arrivée du
RC Lens au stade Pierre-Mauroy
mais le LOSC campe sur son refus,
sur la base de l’article 19.1 de la
convention d’occupation qui le lie à
la communauté urbaine de Lille
Métropole. Dans ce texte, cette dernière
«s’engage à ce qu’aucune
autre équipe que Lille, club résident,
ne soit autorisée à organiser
ses rencontres au stade Pierre-
Mauroy, sauf accord du LOSC».
Si Lens ne joue pas à Lille, les contribuables nordistes,
qui vont rembourser
le Grand Stade, autour de
10M€ par an pendant trente et un
ans, seront déçus. Car le club artésien
fait encore recette. « Nous
sommes à 28 400 spectateurs de
moyenne cette saison, s’enthousiasme Martel.
C’est exceptionnel
en L 2. On a rouvert une tribune
(Trannin) où 9 000 places sont
accessibles à de petits prix (5 à 8€
par match). On va faire le double de
chiffre d’affaires en sponsoring par
rapport à la saison précédente
(9 M€ brut contre 4). Il y a un réel
engouement populaire autour de
nous.» [...]
(L'Equipe)
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