Le ministère de l'Intérieur a condamné samedi dans un communiqué les
menaces de mort dont a fait l'objet ces derniers jours le chef de la
division nationale de lutte contre le hooliganisme et réaffirmé sa
détermination à "combattre les comportement haineux" d'individus "qui se
prétendent supporters".
Le 27 octobre, des autocollants menaçants
avaient en été saisis à Saint-Étienne sur des supporters du PSG
interpellés après avoir bravé un arrêté d'interdiction d'accès au stade,
en dehors de l'encadrement parisien, lors de la rencontre
Saint-Étienne-PSG.
Ces autocollants titrés: "A qui le tour ?"
représentaient la tête coupée et ensanglantée du patron de la division
de lutte contre le hooliganisme, Antoine Boutonnet, tenu par un bras.
Étaient
également représentées les têtes coupées de plusieurs responsables du
PSG: les anciens présidents, Robin Leproux et Sébastien Bazin, le
responsable de la sécurité du club parisien, Jean-Philippe
d'Hallivillée, et le président de la ligue de football professionnel,
Frédéric Thiriez, qui ont tous été engagés dans la lutte contre le
hooliganisme.
Plusieurs plaintes ont été déposées et une enquête a été ouverte à Saint-Étienne, a précisé à l'AFP le ministère de l'Intérieur.
Plus
récemment, Antoine Boutonnet a été également la cible sur Tweeter
d'insultes et de menaces comme "J'espère que tu prendras une balle en
mission".
"Nous condamnons avec la plus grande vigueur les menaces
de mort dont a été l'objet ces derniers jours le chef de la Division
Nationale de Lutte contre le Hooliganisme", écrit le ministère de
l'Intérieur dans son communiqué.
"Ces tentatives d'intimidation,
proférées notamment sur le web, ne sauraient atténuer la détermination
des pouvoirs publics à combattre sans relâche les comportements haineux
d'une minorité d'individus qui se prétendent +supporters+", prévient la
place Beauveau
"Bien au contraire, ces menaces proférées à
l'encontre d'un fonctionnaire de police démontrent très clairement que
la fermeté et l'intransigeance doivent continuer à prévaloir dans la
lutte contre les violences péri-sportives, et notamment dans le
football", fait valoir le ministère qui dit pouvoir "compter sur la
mobilisation et la détermination des enquêteurs, afin d'identifier,
interpeller et présenter à la Justice les auteurs de ces menaces
intolérables".
"Cela n'a rien d'anodin, c'est grave et nous tenons
à marquer le coup car si nous ne réagissons pas, on peut se demander
quelle sera l'étape suivante", a expliqué à l'AFP le responsable
communication du ministère.
"Notre message vise autant à apporter
notre soutien aux forces de l'ordre qu'à adresser un message clair à
tous ceux qui seraient tentés de penser qu'on lâche la bride. C'est vrai
que les enceintes sportives se sont pacifiés mais il ne faut pas
baisser la garde et ce genre de menace de mort le prouve", a-t-il ajouté.
(AFP)
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