samedi 16 novembre 2013

TVA dans les centres équestres : plus de 100 parlementaires écrivent à Ayrault

Une centaine d'élus UDI et UMP, ainsi que le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé, ont écrit vendredi au Premier ministre pour lui demander de revenir sur le passage de 7 à 20% de la TVA applicable aux centres équestres pour se conformer à des injonctions de Bruxelles.

Dans ce courrier signé de plus d'une centaine d'élus, députés et sénateurs quasi exclusivement d'opposition, et dont l'initiative revient à la sénatrice Chantal Jouanno (UDI), il est demandé de laisser les activités équestres à un taux réduit de TVA.
"En l'absence de procédure (...) de la part de la Commission européenne ou d'une quelque autre requête de sa part, nous vous appelons donc urgemment à ne pas supprimer l'application du taux réduit pour les activités des centres équestres (...)", écrivent ces députés. Outre Jean-Vincent Placé, la sénatrice écologiste Leila Aïchi est aussi signataire ainsi que Jacques Mézard, le président du groupe RDSE (majorité PRG).
Le décret d'abrogation du taux réduit de TVA sur l'activité des centres équestres a été publié mercredi au Journal officiel, actant son passage de 7% à 20% en janvier, une hausse qui "broie toute une filière" selon les professionnels du secteur.
Cette suppression du taux réduit pour les centres équestres fait suite aux injonctions de Bruxelles, et doit éviter à la France d'être condamnée devant la Cour de justice européenne si elle ne s'y conformait pas, selon le ministre des Finances.
"Nous vous sollicitons aujourd'hui dans le but d'obtenir des engagements clairs afin de protéger le sport hippique et l'activité économique de ce secteur, que, nous en sommes convaincus, vous souhaitez préserver comme nous. Avec le changement de ce taux, plus de 6.000 emplois sont en péril en raison d'un coût estimé à 100 millions d'euros par an pour cette filière", estiment les parlementaires.
De son côté, le député UMP David Douillet, ancien ministre des Sports, a écrit à François Hollande qu'une telle hausse condamnerait "6.000 emplois directs" et mettrait "au rebut 80.000 chevaux". Selon lui, "il s'agit en réalité du plus grand plan social de France, qui se met en place sous nos yeux".

(AFP)

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Journaliste spécialisé dans l'actualité sportive, j'ai collaboré, entre autres, à So Foot, Libération, Radio France Internationale. Aujourd'hui, je suis particulièrement les politiques sportives au plan national et dans les collectivités locales pour Localtis.