La Russie a minimisé mardi l'impact de la décision prise par
plusieurs dirigeants occidentaux de boycotter la cérémonie d'ouverture
des jeux olympiques d'hiver de Sotchi, en signe de protestation à la
restriction des libertés civiles en Russie.
Le président du Comité national olympique russe Alexander Zhukov a ainsi estimé que
les absences de ces dirigeants lors de la cérémonie d'ouverture à Sotchi
le 7 février prochain n'auraient pas d'impact sur les Jeux.
"Cela n'affectera en aucune manière les Jeux ou ne diminuera leur portée", a déclaré Zhukov aux agences de presse russes.
"Les
jeux Olympiques sont une compétition pour les athlètes et tout le reste
est secondaire. L'intérêt, c'est la compétition en elle-même et pas de
savoir si 20 ou 30 leaders seront présents."
La semaine dernière, le président des Etats-Unis Barack Obama avait nommé en tête de la délégation
américaine deux ex-sportifs, l'ancien patineur Brian Boitano et
l'ex-joueuse de tennis Billie Jean King ayant fait leur coming-out, pour
réagir à une loi russe interdisant toute "propagande homosexuelle"
devant mineurs.
De leur côté, le président français François Hollande et le premier ministre britannique David
Cameron ont décidé, aux côtés d'autres dirigeants européens, de ne pas
assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux.
Ces décisions de
boycott ont été saluées par Nadejda Tolokonnikova, une des pussy-riots
luttant pour la défense des droits citoyens en Russie et récemment
sortie de prison.
Lundi, Tolokonnikova avait déclaré qu'un boycott
des Jeux de Sotchi soulignerait l'inquiétude de la communauté
internationale face à une dégradation des libertés civiles et politiques
en Russie sous le régime de Vladimir Poutine.
(AFP)
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