A la différence de nombreux retraités du sport automobile, devenus
consultants dans les médias, à l'image de leurs homologues du football,
Michael Schumacher, gravement blessé dimanche lors d'une chute à skis,
était resté loin des paddocks.
Depuis le début de sa seconde
retraite sportive, en novembre 2012, le pilote allemand assouvissait sa
passion du sport en amateur, que ce soit à skis ou à moto, avec le
champion du monde des rallyes Sébastien Loeb par exemple.
Après
son départ de Ferrari, sa première retraite avait duré trois ans, de
2007 à 2009. Il avait alors déjà fait beaucoup de ski, de cheval et de
moto. Ce qui lui avait permis de revenir en F1 dans une forme très
acceptable, début 2010, chez Mercedes.
Si l'on tente de dresser un
hit-parade de la reconversion pour les collègues de travail de "Schumi"
ces dernières années, le parallèle est évident avec les footballeurs:
comme il y a beaucoup d'heures de retransmission à meubler, les postes
de consultants sont nombreux et les chaînes ne reculent pas devant la
dépense pour attirer les anciens pilotes, si possible champions du monde
ou au moins vainqueurs de Grands Prix.
Côté britannique, c'est un
peu la guerre des étoiles, car la F1 passionne les foules, entre la
respectable BBC et l'audacieuse Sky Sport. Du coup, chaque week-end de
F1, un bataillon de vieilles gloires arpente le paddock. Le mieux
habillé, façon "swinging sixties", est toujours l'Irlandais Eddie
Jordan, ex-patron de l'écurie éponyme dans laquelle Michael Schumacher
avait fait ses débuts en 1991.
Sky et la BBC ont aussi recruté Damon Hill, champion du monde en
1996, Martin Brundle, ex-coéquipier de Michael Schumacher, Johnny
Herbert, Anthony Davidson et Allan McNish. Sauf quand Davidson et
McNish, respectivement pilotes Toyota et Audi en endurance, ont du
travail ailleurs sur la planète.
Il arrive aussi que McNish joue
le commissaire pour la Fédération internationale de l'automobile (FIA). A
chaque Grand Prix, il y a en effet un ancien pilote parmi le collège
des commissaires, pour tenter d'expliquer, ou défendre, certaines
manoeuvres osées.
Côté français, Jacques Laffite, six fois
victorieux en F1 dans les années 70 et 80, a été pendant quinze ans
(1997-2012) le consultant vedette de TF1 sur la F1. Puis, Canal Plus a
repris le contrat et embauché, pour commenter les courses, le Québécois
Jacques Villeneuve, champion du monde 1997. Comme il a la langue bien
pendue, et comme il parle couramment italien, le Canadien oeuvre aussi
pour Sky Sport Italie, dans le paddock, pendant le reste des week-ends
de F1.
Les amateurs de radio peuvent eux écouter, sur RMC Info,
les analyses de Patrick Tambay, ex-pilote émérite de la Scuderia
Ferrari, lui aussi victorieux en F1 dans les années 80. Tambay a aussi
tâté de la politique, comme conseiller général UMP dans les
Alpes-Maritimes.
Politique toujours pour le Finlandais Ari
Vatanen, champion du monde des rallyes en 1981, puis quatre fois
vainqueur du Paris-Dakar, avant d'être élu député européen en 1999, puis
réélu en 2004.
(AFP)
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