La mise en place en fin de saison
d’un Paris-SG basket à la suite du Paris-Levallois,
avec de plus gros moyens, se précise.
UN GRAND CLUB capable de lutter au plus haut niveau européen ? Paris et le basket français en rêvent depuis toujours et c’est probablement pour demain.
Selon nos informations, les tractations entre Paris-Levallois (4e ex aequo de Pro A) et le Paris-SG, propriété de Qatar Sports Investments (QSI) depuis 2011, se sont accélérées ces dernières semaines.
Deux scénarios à l’étude : la vente totale ou partielle du club au PSG qui agrandirait sa surface omnisports à la manière du FC Barcelone, ou une première prise de capital dans Paris-Levallois, sans changement de nom en attendant l’ouverture du nouveau Bercy en octobre 2015, à l’issue des importants travaux de rénovation qui débutent ce mois-ci.
Quoi qu’il en soit, cette entrée au capital fixerait les moyens du club a minima à dix millions d’euros, soit le plus gros budget jamais mis en place en France. Et lui octroierait une place directe en Euroligue dès la saison prochaine sous la forme d’une invitation, selon les garanties qu’aurait apportées Jordi Bertomeu, le boss de la première compétition continentale, qui milite depuis longtemps pour l’existence d’un grand club de dimension internationale à Paris.
Contactée, la direction du Paris-SG n’a pas souhaité s’exprimer sur la question dans l’immédiat. Quant au président actuel du Paris-Levallois, Jean-Pierre Aubry, très proche de Patrick Balkany, le maire de la ville des Hauts-de-Seine, il confirme la volonté d’ouverture du PL, créé en 2007 et limité dans son rayonnement (5,1 millions d’euros de budget cette saison) : «On est arrivés au bout du cadre actuel, je connais mes limites. Il n’y a pas de club à vendre, mais notre volonté est de dire à tout investisseur potentiel : venez avec nous. Paris a besoin de spectacle, d’une vitrine. Nos portes sont ouvertes. Le scénario que je souhaiterais, c’est l’arrivée d’un partenaire important car je veux qu’on ait un grandclub.»
Liées au club par une convention renouvelable, les deux municipalités devraient se prononcer après les élections (les 23 et 30 mars). Mais tout laisse penser que l’arrivée du Paris-SG, qui avait racheté le Paris Handball en 2012 après le PSG foot en 2011, est imminente. « Si on fait un gros résultat en play-offs, ça peut aller très vite», glisse Aubry. «Il faut commencer par se qualifier pour les play-offs pour être européen. On veut montrer qu’on est là pour le jeu d’abord», rappelle Jacques Monclar, le consultant de chaîne beIN Sports, également propriété qatarienne, conseiller de Jean-Pierre Aubry depuis le début de la saison en cours et pressenti pour prendre la présidence du club s’il change de mains.
Soutien actif du basket pro à Levallois depuis les années 1980, Patrick Balkany, qui active aussi d’autres réseaux d’éventuels investisseurs, doit néanmoins donner son accord, s’il est réélu maire de la ville. Tout comme le futur édile de la capitale.
Basé à Levallois, le PL joue la moitié de ses matches au palais des sports (3.000 places) de la ville et l’autre moitié à la salle Coubertin (4.000 places), au sud-ouest de Paris, où réside le PSG hand qui fonctionne depuis l’an dernier avec un budget de 13,3 millions d’euros, l’un des plus élevés en Europe.
Dans le futur cadre, l’administratif et le centre de formation resteraient à Levallois, mais l’équipe entraînée par Gregor Beugnot jouerait au moins la première année à Coubertin. Avec des joueurs déjà en place et sous contrat (Sané, Ndoye, Lang, voire Labeyrie), d’autres qui seraient conservés (Schilb, Albicy, Touré) et un recrutement épaissi par les nouveaux moyens dont disposerait le sportif, notamment des joueurs français passés par la NBA (Diawara, DeColo, Gelabale ?). Le grand Paris est à ce prix.
(L'Equipe)
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