Le président français François Hollande a confirmé vendredi qu'il ne se rendrait pas
à Sotchi, en Russie, pour les jeux Olympiques d'hiver en février 2014,
tout en ménageant Moscou sur la question ukrainienne.
"Je dois
dire que je n'avais jamais pensé aller à Sotchi", a déclaré M. Hollande
lors de sa conférence de presse à l'issue du sommet européen à
Bruxelles, laissant entendre qu'il ne s'agissait pas d'une décision
politique.
Il s'est montré conciliant à l'égard de Moscou sur le
dossier ukrainien. Il appartient "aux Européens de faire admettre
l'intérêt d'un accord d'association" de l'Ukraine avec l'Union
européenne, a-t-il dit. "La Russie est dans son droit pour faire valoir
l'intérêt de l'union douanière" qu'elle pilote "par rapport à un accord
d'association" avec l'UE, a-t-il ajouté.
"Que la Russie veuille arrimer l'Ukraine dans une union douanière, c'est son droit souverain", a-t-il insisté.
Il
a cependant mis en garde Moscou contre une "pression trop forte" sur
les Ukrainiens: il revient aux Ukrainiens, "eux-mêmes traversés de
contradictions", de "décider", et "aux Européens de dire que la porte
est encore ouverte pour un accord d'association".
Paris avait déjà
réfuté mercredi "toute polémique" sur le niveau de représentation
politique de la France aux JO de Sotchi, où elle enverra la ministre des
Sports, soulignant "la qualité des relations avec les autorités
russes".
La Russie a été critiquée par des ONG et des défenseurs
des droits de l'Homme qui dénoncent le traitement auquel sont soumis les
travailleurs immigrés recrutés en masse sur les chantiers des JO, et
surtout la stigmatisation des homosexuels.
(AFP)
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