A l'avant-veille de nouvelles manifestations, le gouvernement s'est
dit une nouvelle fois "déterminé" à obtenir de Bruxelles un taux réduit
pour les centres équestres, malgré une hausse applicable à partir du 1er
janvier.
"Le gouvernement reste déterminé à obtenir auprès de la
Commission européenne et des autres Etats membres, à titre pérenne, un
taux réduit pour la totalité des activités équestres, via une nouvelle
directive TVA", affirment les ministres de l'Agriculture, des Sports et
du Budget dans un communiqué commun publié samedi.
La TVA sur les
centres équestres doit passer de 7 à 20% à partir du 1er janvier, la
France devant se mettre en conformité avec la directive européenne
encadrant l'application des taux réduits, après sa condamnation de mars
2012 par la Cour de justice de l'Union européenne.
Le gouvernement
a rappelé qu'une rencontre avait eu lieu le 13 décembre à Bruxelles
entre le cabinet du Commissaire européen à la fiscalité, les
représentants de la filière équestre et les ministères concernés.
"L'objectif
était de demander à la Commission toutes les possibilités d'appliquer
un taux de TVA réduit aux activités équestres", rappellent les
ministres.
Mais Bruxelles a simplement informé la France que
"seule la facturation d'une utilisation du centre équestre en qualité
d´installation sportive pouvait bénéficier d'un taux de TVA réduit, les
enseignements et prises en pension ne pouvant pas en revanche en
bénéficier", indique le communiqué.
A défaut d'obtenir dans
l'immédiat une nouvelle directive européenne, le gouvernement a par
ailleurs décidé d'élaborer des mesures d'accompagnement de la filière,
telles que la création d'un fonds spécifique de soutien aux centres
équestres et le maintien pendant un an d'un taux de TVA réduit pour tous
les contrats conclus avant le 31 décembre 2013.
Ces déclarations
interviennent alors que le collectif "Equitation en péril" organise de
nouvelles manifestation lundi 23 décembre pour s'opposer à la hausse de
cette TVA.
Plus d'un millier de personnes avaient défilé le 11
décembre en Rhône-Alpes dans une marche anti-"équitaxe" pour protester
contre cette hausse qui fragiliserait, selon eux, les activités des
centres équestres.
Le 2 décembre, les dirigeants de centres équestres avaient perturbé la circulation en Ile-de France.
(AFP)
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