lundi 3 avril 2017

Sport sur ordonnance : les étudiants en Staps menacent-il les kinés ?

Le 1er mars, un décret est venu bousculer les codes dans le monde de la santé. Et du sport. Les patients atteints d’une affection de longue durée pourront se voir prescrire une activité physique adaptée par leur médecin. Le sport sur ordonnance, une discipline plus complexe qu’il n’y paraît. D’où l’exercice délicat d’une explication de texte (de loi), menée par Frédérick Janick à la fac des sports dont il est issu.

«  On est venus pour en savoir plus sur le décret, glissent Valentine et Vincent, étudiants en STAPS. C’est une réforme importante et on se rend compte qu’on n’est toujours pas reconnus, surtout par les professionnels de santé.  »
Car il s’agit aussi d’un exercice en relais, à condition de revoir les règles du jeu. «  Les représentants des kinés disent qu’ils ne nous voient pas comme une menace, mais dans les écoles de kiné, on leur explique qu’on est une concurrence…  » Conscients de leurs limites en la matière, les futurs acteurs de l’éducation sportive souhaitent que les mentalités évoluent. «  On dit que notre prise en charge coûtera cher. Mais beaucoup d’études montrent que maintenir une activité sportive permet de mieux vivre avec une maladie chronique et réduit la prise de médicaments. Il faut une prise en charge couplée kiné et activité physique. C’est pour ça qu’il faut qu’on combine nos forces.  »

(Source)

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Journaliste spécialisé dans l'actualité sportive, j'ai collaboré, entre autres, à So Foot, Libération, Radio France Internationale. Aujourd'hui, je suis particulièrement les politiques sportives au plan national et dans les collectivités locales pour Localtis.