Le kimono brûle entre la fédération française de karaté et la Ligue de Lyon, et le divorce pourrait être
définitivement prononcé vendredi avec l'exclusion envisagée de la Ligue,
qui a dénoncé par avance mercredi une "répression démesurée".
Pour
Michel Cipriotis, son président, le karaté lyonnais est en fait "menacé
de destruction totale vendredi" lors d'une réunion du Comité directeur
de la fédération française et disciplines associées (FFKDA). Une réunion dont la seule
raison, selon lui, résiderait dans les accusations de vices de gestion
portées par la Ligue lyonnaise contre la fédération.
Officiellement,
selon la convocation adressée à ses membres, le comité directeur de la
FFKDA se réunit vendredi à Montrouge (Hauts-de-Seine) avec pour ordre du
jour, notamment, "le découpage géographique des organismes régionaux"
de la fédération.
En
cause, selon Francis Didier, président de la FFKDA, l'implication de la
Ligue de Lyon -et de celle du Dauphiné-Savoie- au sein du Comité de
coordination Rhône-Alpes de karaté (CCRAK), "structure non reconnue".
L'idée, à ses yeux, serait de les supprimer pour créer une nouvelle
Ligue régionale.
La semaine dernière, M. Cipriotis a protesté par
écrit auprès de la ministre des Sports, Valérie Fourneyron, contre
"cette décision totalement arbitraire et démesurée", en faisant
remarquer que le CCRAK existe depuis 2002 (alors que M. Didier préside
la fédération depuis 2001), dans un cadre validé dans le passé par les services de la
Jeunesse et des Sports et la Direction technique nationale.
Ce
courrier dénonçait aussi des méthodes de gestion opaques, déjà évoquées
dans des rapports d'inspection en 1996 et 2001, et qui auraient toujours
cours.
Fin octobre, M. Cipriotis, par le biais de son avocat, a
ainsi déposé plainte pour abus de confiance à l'encontre de M. Didier
auprès du parquet de Paris, au sujet d'un appartement de fonction payé
par la fédération.
Il a également assigné la FFKDA devant le tribunal de Nanterre
(Hauts-de-Seine) pour demander l'annulation de la dernière réélection de
son président, en janvier, une information révélée par Mediapart en
octobre.
(AFP)
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