jeudi 14 novembre 2013

Karaté : le kimono brûle entre fédération française et ligue de Lyon

Le kimono brûle entre la fédération française de karaté et la Ligue de Lyon, et le divorce pourrait être définitivement prononcé vendredi avec l'exclusion envisagée de la Ligue, qui a dénoncé par avance mercredi une "répression démesurée".

Pour Michel Cipriotis, son président, le karaté lyonnais est en fait "menacé de destruction totale vendredi" lors d'une réunion du Comité directeur de la fédération française et disciplines associées (FFKDA). Une réunion dont la seule raison, selon lui, résiderait dans les accusations de vices de gestion portées par la Ligue lyonnaise contre la fédération.
Officiellement, selon la convocation adressée à ses membres, le comité directeur de la FFKDA se réunit vendredi à Montrouge (Hauts-de-Seine) avec pour ordre du jour, notamment, "le découpage géographique des organismes régionaux" de la fédération.
En cause, selon Francis Didier, président de la FFKDA, l'implication de la Ligue de Lyon -et de celle du Dauphiné-Savoie- au sein du Comité de coordination Rhône-Alpes de karaté (CCRAK), "structure non reconnue". L'idée, à ses yeux, serait de les supprimer pour créer une nouvelle Ligue régionale.
La semaine dernière, M. Cipriotis a protesté par écrit auprès de la ministre des Sports, Valérie Fourneyron, contre "cette décision totalement arbitraire et démesurée", en faisant remarquer que le CCRAK existe depuis 2002 (alors que M. Didier préside la fédération depuis 2001), dans un cadre validé dans le passé par les services de la Jeunesse et des Sports et la Direction technique nationale.
Ce courrier dénonçait aussi des méthodes de gestion opaques, déjà évoquées dans des rapports d'inspection en 1996 et 2001, et qui auraient toujours cours.
Fin octobre, M. Cipriotis, par le biais de son avocat, a ainsi déposé plainte pour abus de confiance à l'encontre de M. Didier auprès du parquet de Paris, au sujet d'un appartement de fonction payé par la fédération. Il a également assigné la FFKDA devant le tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) pour demander l'annulation de la dernière réélection de son président, en janvier, une information révélée par Mediapart en octobre.

(AFP)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Journaliste spécialisé dans l'actualité sportive, j'ai collaboré, entre autres, à So Foot, Libération, Radio France Internationale. Aujourd'hui, je suis particulièrement les politiques sportives au plan national et dans les collectivités locales pour Localtis.