jeudi 14 novembre 2013

Taxe à 75% : l'UCPF renonce à la grève

Réunie ce jour en Comité Exécutif, l’Union des Clubs Professionnels de Football (UCPF), prenant acte du dialogue amorcé et du cadre fixé hier lors de la réunion avec M. Jean Glavany au siège de la FFF – tout en affirmant sa détermination à poursuivre les négociations avec le médiateur en vue de définir les pistes concrètes d’une réelle amélioration de la fiscalité et de la compétitivité des clubs professionnels – a résolu que la « Journée blanche » prévue le week-end du 30 novembre serait reportée sine die, et que ses représentants réintégreraient le « Groupe de travail pour un modèle durable du football français »."Le Comité exécutif a travaillé ce matin sur le sujet de la taxe à 75% et ses conséquences. C’est un élément qui marque l’histoire du football, après 5 ans de fortes augmentations de ses charges, qui mettent à mal sa compétitivité en Europe mais aussi son équilibre national. Cette taxe va toucher essentiellement le foot : je vous invite à regarder sa part dans cette taxe, qui sera majeure… alors que les grandes entreprises disposent de multiples facilités pour s’y soustraire", a déclaré Jean-Pierre Louvel, président de l’UCPF, avant d'ajouter : "Je rappelle que le foot est une pyramide qui part de la L1 - qui se doit d’être compétitive sur le plan européen, va ensuite à la L2, puis vers le foot amateur, puis sur tout le sport français, et enfin sur tout le territoire car le football joue un rôle citoyen et social primordial. C’est une vraie pyramide de solidarité qui est aujourd’hui mise à mal. Nous le rappelons aujourd’hui pour que les conséquences futures soient bien comprises… : la contribution fiscale et sociale du foot va donc diminuer, la consommation engendrée par les joueurs et salariés des clubs va baisser, les investisseurs étrangers choisiront de ne pas venir en France : on leur donne de très mauvais signaux, pas du tout incitateurs, et les investisseurs déjà présents – « soi-disant riches » - n’investiront pas positivement dans d’autres domaines. Les premiers touchés seront les petits clubs, les moins riches, ceux à qui les plus grands clubs « achètent » des joueurs notamment ce qui leur permet d’équilibrer leur budget."
"Nous savons que le climat économique et social français n’est pas propice aujourd’hui. Nous avons demandé la non-rétroactivité sur nos contrats (des CDD, et non-délocalisables), et nous voyons que nous n’aboutirons pas sur ce point. Nous en tirons les conséquences et nous continuons à demander des aménagements techniques pour pourvoir assumer cette charge supplémentaire", a encore dit Jean-Pierre Louvel.

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Journaliste spécialisé dans l'actualité sportive, j'ai collaboré, entre autres, à So Foot, Libération, Radio France Internationale. Aujourd'hui, je suis particulièrement les politiques sportives au plan national et dans les collectivités locales pour Localtis.