Les députés UMP Jacques Myard et David Douillet sont chacun
intervenus jeudi contre la hausse, prévue au 1er janvier, de la TVA sur
les centres équestres, de 7% à 20%, pour se conformer à des injonctions
de Bruxelles.
David Douillet, ancien ministre des Sports, a écrit à
François Hollande qu'une telle hausse condamnerait "6.000 emplois
directs" et mettrait "au rebut 80.000 chevaux". Selon lui, "il s'agit en
réalité du plus grand plan social de France, qui se met en place sous
nos yeux". David Douillet "demande solennellement" au chef de l'Etat "de
bien vouloir entendre les demandes répétées de tous les représentants
de ce secteur".
Pour sa part, Jacques Myard, député-maire de
Maisons-Laffitte (Yvelines), où se situe un des principaux hippodromes
français, a demandé dans un communiqué au gouvernement de "rechercher
une solution politique" avec la Commission européenne.
Selon
Jacques Myard, président du groupe "cheval" à l'Assemblée, qui a reçu
jeudi les représentants de la profession, cette hausse va provoquer "une
catastrophe économique d'ampleur".
Il demande aux ministres du
budget et de l'agriculture "qu'ils reprennent ce dossier avec la
Commission, non en développant des arguments juridiques mais en mettant
en avant les graves difficultés de ce secteur d'activité".
"L'heure
n'est plus aux arguties juridiques mais elle est à la survie d'une
filière équestre, aujourd'hui en grand danger", souligne-t-il.
Le
gouvernement prévoit d'augmenter la TVA, de 7% à 20%, sur les centres
équestres à compter du 1er janvier pour se mettre en conformité avec des
injonctions de Bruxelles. En compensation, il a annoncé mardi des
mesures pour aider les centres équestres, notamment via la création d'un
fonds spécifique.
(AFP)
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