Le Comité international olympique (CIO) a annoncé jeudi plusieurs
mesures pour tenter de donner un grand coup d'accélérateur aux
préparatifs des Jeux 2016 à Rio de Janeiro, qui s'engluent dans les
retards.
"Nous croyons que Rio peut et va organiser d'excellents
Jeux si les actions nécessaires sont prises maintenant", a insisté le
patron du CIO Thomas Bach lors d'une conférence de presse téléphonique, à
l'issue de la réunion du comité exécutif de l'organisation mondiale à
Belek, en Turquie.
La veille, il avait pu entendre les
récriminations sévères à l'égard du Brésil d'une grande majorité des
fédérations internationales de sports au programme de ces Jeux d'été.
Elles traduisent leur inquiétude face aux retards accumulés, comme celle
de la FIFA ces deux dernières années à propos des stades du Mondial de
football en juin.
"Nous connaissions les inquiétudes", a souligné
Thomas Bach. Elles ne sont pas nouvelles puisque la commission du CIO
chargée de coordonner les Jeux n'a cessé de rappeler aux Brésiliens
depuis un an que le temps est compté, allant même à parler d'un
"sentiment d'urgence" lors de sa plus récente visite d'inspection en
mars.
Mais plutôt que de donner un carton jaune ou mettre la
pression, le CIO a cherché, selon son président, à élaborer des "actions
positives" pour tenter d'accélérer les travaux et coopérer davantage
avec le comité organisateur et les autorités brésiliennes.
Si le
patron du CIO avait déjà proposé à son directeur exécutif des jeux
Olympiques, Gilbert Felli, de conseiller Rio dès sa retraite sonnée cet
été, le Suisse va entamer sa mission plus tôt que prévu, la semaine
prochaine. "Nous allons là-bas en tant que facilitateur, a insisté
Gilbert Felli, qui a quelques Jeux à son compteur. Mais pas pour pointer
du doigt qui que ce soit".
Avec lui, le CIO entend ainsi être informé de ce qui se passe au jour le jour au Brésil.
Thomas Bach a détaillé les autres mesures décidées, prenant soin
de dire qu'elles avaient été "bien accueillies" par le comité
d'organisation et le maire de Rio, et non pas imposées par le CIO.
"Nous
demandons à nos partenaires au Brésil de mettre sur pied une instance
décisionnelle de haut niveau, dans laquelle le comité organisateur et
les différents paliers de gouvernement seront représentés et le CIO
jouerait un rôle majeur en coordonnant mieux les efforts de toutes les
parties", a expliqué l'ancien champion olympique d'escrime.
De
plus, trois groupes de travail, un consacré à la construction, un autre à
la préparation et le troisième à l'engagement de la population, vont
être mis en place par le CIO qui va recruter un responsable de projet
chargé de "suivre au quotidien les progrès faits sur les différents
sites et infrastructures".
Les fédérations internationales vont
aussi être impliquées dans ces deux dernières années en dépêchant des
équipes sur place pour apporter leur expertise aux organisateurs,
reprenant ainsi un modèle qui avait bien fonctionné pour les Jeux
d'hiver de Sotchi, selon Thomas Bach.
L'avocat allemand est
convaincu que "ces Jeux laisseront un grand héritage pour la ville": ce
sera un peu comme Barcelone (en 1992). Nous aurons un Rio de Janeiro
d'avant et d'après les Jeux".
(AFP)
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